Sayuri Araida | soprano

Née au Japon, la jeune soprano japonaise Sayuri Araida connaît une enfance baignée de musique : elle commence très tôt l’étude du solfège, pratique le piano puis le violoncelle ; le chant restera cependant toujours sa discipline d’élection.

Elle entre en 2003 à l’Université de Musique de Tokyo où elle obtient une Maîtrise de chant/opéra (2009). La même année, elle reçoit une bourse de la Fondation Franco-Japonaise Sasakawa, qui lui permet de venir étudier à l’École Normale de Musique de Paris ; elle y obtient le Diplôme Supérieur d’exécution du chant à l’unanimité avec félicitations du jury (classe de Peggy Bouveret). Médaille d’argent au concours international Les Clés d’Or en 2015, elle achève l’année suivante ses études au CRR de Paris avec un Diplôme de Perfectionnement et concertiste décerné à l’unanimité avec les félicitations du jury (classe de Fusako Kondo).

Au Japon, elle chante dans plusieurs productions : Despina (Cosi fan tutte, Mozart), Rosina (Il Barbiere di Siviglia, Rossini), Norina (Don Pasquale, Donizetti), Adina (L’Elisir d’amore, Donizetti), Sophie (Der Rosenkavalier, Strauss), Tū (Yūzuru, Dan). Elle a également été Pamina (Die Zauberflöte, Mozart) à Minamiōtsuka. Sa voix à la tessiture étendue lui permet d’aborder aussi bien des emplois de lyrique léger que des rôles plus dramatiques. Sa capacité à incarner un personnage en font une artiste lyrique très appréciée dans le monde de l‘opéra. Sous la direction de Clément Mao – Takacs, elle collabore souvent avec la compagnie La Chambre aux échos, dans différentes productions mises en scène par Aleksi Barrière : cantate Alissa de Milhaud (2010) et tient depuis 2014 la partie de soprano solo dans La Passion de Simone de Kaija Saariaho (Clermont-Ferrand, Copenhague, New-York, Bergen), production reprise en 2018 à l’Opéra de Nantes-Angers ainsi qu’en Belgique.

Particulièrement attirée par la musique française, elle a interprété souvent le monodrame La Voix humaine de Poulenc (Tokyo), ainsi que les Trois Poèmes de Stéphane Mallarmé de Ravel (Suntory). Elle se produit également en récital, comme dans les Bachianas Brasileiras n°5 de Villa-Lobos (Toppan), des mélodies au Grand Foyer du Théâtre du Châtelet, et le soprano solo dans le Requiem de Fauré (Festival Lyrique en Mer) et dans la Messe en Ut de Mozart. Elle se produit également depuis 2010 sous la direction de Clément Mao – Takacs.

Fin 2018, Sayuri Araida retourne au Japon où elle commence à dispenser des cours.