UN TEMPS RETROUVÉ, UN ESPACE RÉINVESTI PAR LA CONJUGAISON DES ARTS

Pendant les longs mois de la crise que nous venons de traverser, la musique vivante nous a manqué. Aux quatre coins du monde, elle a été, un temps, réduite au silence. Ce silence, nous sommes au moment de le rompre, bien conscients que quelque chose de neuf, en la matière, est à inventer. Définir de nouvelles façons d’interpréter la musique et de l’écouter ? Tisser, du musicien à l’auditeur, des liens différents ? Faire la part belle à des répertoires oubliés, à des œuvres récentes ? Jouer à questionner les usages et les traditions ? Il s’agit en tout cas de ne pas se cantonner frileusement à ce que nous avons connu. Il s’agit que puissent s’élever les voix de ceux qui, durant ce temps de clôture, ont invisiblement pensé et préparé ce renouveau.

Le festival TERRAQUÉ advient et revient en son temps, en sa saison. Il se veut inébranlable et fidèle, à l’exemple des menhirs, imperturbable et régulier comme la marée, et tout aussi souple et malléable que le sable de nos grèves. Loin d’être replié sur lui-même, ou réservé à une élite, il se met au service d’une transmission culturelle et pédagogique de grande qualité. Et cette cinquième édition promet de réjouir les cœurs, les corps et les âmes ! Un temps retrouvé, un espace réinvesti, voilà ce vers quoi nous mène cette conjugaison des arts, que le travail opiniâtre et l’incontestable maestria des musiciens rendent si riche de sens et de beautés.

Émilie de Fauterau-Vassel

Présidente de l’association Festival Terraqué